Les Samoussas

Les Samoussas

Les Samoussas à la viande

Le samoussa est un beignet originaire du nord de l’Inde. On peut faire les samoussas avec différentes viandes (porc, bœuf, poulet, poisson et même du fromage). Vous remplacerez le thon de cette recette par la même quantité de viande.

Ingrédients

  • 1 boite de thon au naturel 225 gr
  • 1 plaque de galettes de blé
  • 1 petite tomate
  • 1 petit oignon
  • 2 gousses d’ail
  • 1 /2 cuillère à soupe de massalé
  • 4 piments martin
  • 6 branches d’oignons verts
  • sel, huile

Préparation

  • Emincez les oignons puis pilez ensemble l’ail, les piments et 1 /2 cuillère à café de sel.
  • Faites revenir les oignons et le mélange pilé puis mettez les miettes de thon (cuire 2 min).
  • Ajoutez la tomate coupé en petits morceaux puis le massalé et faites cuire jusqu’à ce qu’il n’y ai plus de sauce
  • En fin de cuisson mélangez les oignons verts finement ciselés.
  • Faites décongeler les galettes puis coupez 4 ou 5 bandes suivant la grosseur désiré
  • Déposez une petite cuillère à café de farce sur le bout de la bande puis pliez suivant le dessin ci-dessous.
pliage-samoussa

Source

Yvonne Cadet-Barrabé
Brède Morelle – Brède Martin

Brède Morelle – Brède Martin

Brède Morelle / Brède Martin : Solanum americanum Mill.

Plante herbacée pouvant atteindre 70 cm, étalée ou dressée, elle possède des tiges ramifiées, verdâtres souvent teintées de violet foncé.
Ses feuilles sont simples, ovales, avec l’extrémité se terminant en une pointe fine.
Les fleurs sont regroupées en inflorescences en forme de queue de scorpion.
Les pétales ont une jolie couleur blanche, contrastant avec les étamines de couleur jaune.
Ses fruits ressemblent à de minuscules tomates, d’abord vertes devenant noir violacé à maturité.
Ces baies font le régal des oiseaux qui participent ainsi à la dissémination de la plante.
En métropole, cette plante est appelée « Tue-chien« , « Raisin de loup » ou « Tomate du diable« .
De nos jours, l’homéopathie l’utilise contre les crampes et l’épilepsie.
Elle entre dans la composition d’un médicament contre les hémorroïdes (Poconeol n°71 ; Laboratoire Naturactive Labo PF.).
Elle est parfois considérée comme une plante magique : on dit qu’une infusion de ses feuilles aide à révéler les véritables souhaits d’une personne pour le futur…

Usages traditionnels

Traditionnellement, à La Réunion, elle est utilisée dans la cuisine en accompagnement du riz (brèdes).
Elle est également employée comme plante médicinale en tant que diurétique et sédatif.

Propriétés vérifiées

Propriétés analgésiques : un cataplasme de feuilles fraîches soulage la douleur.
Propriétés sédatives : calme les nerfs et favorise le sommeil.

Recette

Pour une infusion diurétique:
portez à ébullition 1 litre d’eau ;
plongez-y 5 racines et laissez infuser.
Buvez 4 verres de cette préparation par jour en dehors des repas.

Les vertus thérapeutiques exposées ne peuvent en aucun cas se substituer à un avis médical

SOURCE

Aplamedom Réunion

Le premier peuplement volontaire en 1663

Le premier peuplement volontaire en 1663

Louis Payen, l’un des premiers habitants de Bourbon

[…] Ce petit pays, qu’on avait si longtemps négligé, avait-il donc des qualités ?
Ce raisonnement, un particulier le fît avant la Compagnie des Indes.
Il s’agit d’un colon de Fort-Dauphin qui se nommait Louis Payen.
Ce Payen avait un compagnon dont le nom s’était hélas perdu qui s’appelait peut-être Pierre Pau.
Et Payen demanda, en 1663, l’autorisation d’être déposé à Bourbon avec son ami.
Payen essaya de penser à tout : il emporta des graines, des outils, du bétail.
Il se fit également accompagner de serviteurs malgaches et parmi ses serviteurs des femmes.

La fuite des Malgaches dans les Hauts

Ces femmes seront les premières que la Réunion ait jamais connu.
Elles arriveront avec leur compagnon en novembre 1663 dans la région de Saint-Paul.
Mais elles sont trop peu nombreuses et ne sont que trois.
C’est trop peu ou c’est trop parce qu’avec elles, il y a neuf hommes : deux français et sept malgaches.
Évidemment, on devine la suite, au bout de quelques semaines de séjour les Malgaches se révoltent et filent avec les femmes dans les montagnes.
Et c’est dans les hauteurs qui dominent Saint-Paul, ces montagnes qui à l’époque étaient couverte par une épaisse forêt, c’est là que vont naître les premiers enfants de La Réunion.

Des parents rebelles

Nés de mères malgaches, quant aux pères c’est un mystère.
Avaient-ils été conçus ces petits durant les semaines passées avec Payen et son compagnon sur la côte ou durant les mois de rebellions dans les montagnes ?
Peut-être un peu des deux.
Ils sont restés en tout cas ces enfants.
En effet quand deux ans plus tard les premiers colons officiels sont arrivés, Payen s’en ira lui écœurer par l’ingratitude de ses serviteurs.
Mais les Malgaches vont rester.
Les Bourbonnais les plus anciennement installés dans l’île sont donc des Malgaches rebelles.

Histoire de La Réunion racontée par Daniel Vaxelaire

Article 05
Voir l’article 04 : Bourbon, une île hospitalière
Voir tous les articles : L’histoire de La Réunion

Toulasi

Toulasi

Toulasi: Ocimum tenuiflorum ou Ocimum sanctum L.

Le toulasi ou tolsi, est une plante vénérée en Inde où elle est même considérée comme la réincarnation du Dieu Vishnou.
On retrouve ainsi cette plante parmi celles offertes au début de chaque rituel.
Lorsque ces derniers sont spécifiquement dédiés à Shri Vishnou, les feuilles de toulasi sont également offertes sous forme de collier (marlai).
Cette plante herbacée ressemble un peu à son cousin le basilic, mais ses feuilles sont plus dentées et légèrement moins odorantes.
Ses fleurs sont blanchâtres à pourpre.

Usages traditionnels

A La Réunion et dans l’Océan Indien, c’est une décoction des feuilles qui est préconisée contre les ballonnements et les gaz.
Par ailleurs, l’infusion des graines est réputée efficace contre l’asthme.

Propriétés vérifiées

  • impact sur le contrôle du diabète de type 2
  • antispasmodique
  • anti-inflammatoire
  • analgésique

Recette

On prépare généralement une décoction de 2g de feuilles dans une tasse d’eau, à renouveler 2 à 3 fois par jour.
Dans le cas de l’infusion, quelques graines sont placées dans l’eau bien chaude pendant 5 minutes.

Les vertus thérapeutiques exposées ne peuvent en aucun cas se substituer à un avis médical

SOURCE

Aplamedom Réunion

Bourbon, une île hospitalière

Bourbon, une île hospitalière

Madagascar, une priorité pour les colons français

La France n’avait pris possession de La Réunion, qu’elle appelait alors Bourbon, qu’en 1638, c’est-à-dire quelque chose comme 130 ans après sa découverte.
C’est dire si on s’intéressait à ce bout de caillou.
Il est vrai qu’il y avait beaucoup à conquérir et peu de moyens pour le faire.
La France était doté, sur les modèles Hollandais et Anglais, d’une Compagnie des Indes mais il y avait trop peu de bateaux, les distances étaient trop grandes.
En outre les meilleures places étaient prises par les autres.
Alors la France s’était rabattue sur une cible secondaire dont elle espérait beaucoup, cette cible c’était Madagascar.
Et accessoirement, elle avait prie possession de Bourbon et de Rodrigues.

Bourbon, l’île prison

Hélas, les choses n’allaient pas bien au comptoir de Fort-Dauphin, la minuscule implantation française à Madagascar.
Les colons mouraient comme des mouches et parfois ils se rebellaient contre système qui les avait largement trompé.
Or que pouvait faire un gouverneur du Fort dauphin, chef d’une communauté de 100 à 200 personnes, quand il avait une douzaine de trublions (> Semeur de trouble, personne perturbatrice) qui lui posaient des problèmes ?
Les emprisonner étaient difficile, les tuer auraient été cruel.
Alors on les exilaient sur le territoire français le plus proche, c’est-à-dire l’Île Bourbon.

Un constat frappant

Et à deux reprises, en 1646 et en 1654, des groupes de ce que la Compagnie des Indes appelait des ligueurs, des mutins, furent en quelque sorte jetés en prison à Bourbon.
Et à deux reprises, on fit le même constat, alors que les colons du Fort dauphin dépérissaient à vue d’œil de fièvre et de désespoir, ceux qui avait passé deux ou trois ans à Bourbon affichaient une insolente santé.
Il est vrai qu’il n’y avait ni fièvre, ni paludisme, ni insecte dangereux, ni crocodile à Bourbon.

Ce petit pays, qu’on avait si longtemps négligé, avait-il donc des qualités ?

Histoire de La Réunion racontée par Daniel Vaxelaire

Article 04
Voir l’article 03 : Le début de la colonisation de La Réunion
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